Les
empreintes digitales
- les premières recueillies à l’occasion
d’une signalisation d’un mis en cause (signalisations = relevés des empreintes
papillaires, photographies de face-profil-trois-quart, relevé des empreintes
génétiques) par un procédé traditionnel encré ou par une captation numérique
portent sur les images des empreintes de la dernière phalange des dix doigts
- les secondes résultant du contact entre
les surfaces des mains (doigts et paumes) avec un support sont produites à
l’insu du « manipulateur » sont recueillies sur les scènes d’infraction ou
révélées sur les objets touchés.
Le recours aux empreintes digitales en terme
d’identification (1/1ou 1/n) repose sur la parfaite individualité des
empreintes digitales, leur caractère inaltérable et immuable. Elles
apparaissent dès la vie intra utérine et persistent jusqu’à des stades avancés
de la putréfaction. Elles se reconstituent à l’identique tant que le derme
n’est pas atteint.
Les traces papillaires, la plupart latentes,
peuvent être révélées dès la scène de crime par des moyens mécaniques (poudres
et pinceaux) ou plus tard dans le cadre de réquisitions judiciaires par des
moyens physico-chimiques (crimescope, cyanoacrylate, DFO, etc.)
Depuis les années 1990, le Fichier Automatisé des Empreintes Digitales permet
de résoudre les problèmes de variations d’état-civil ainsi que l’identification
des traces digitales découvertes à l’occasion des scènes d’infraction.
Les empreintes digitales (1ère hypothèse)
sont utilisées pour gérer les variations d’état-civil (alias = le mis en cause
change son identité et homonymie = plusieurs individus différents utilisent la
même identité). Les fichiers manuels d’empreintes digitales reposant sur une
classification décadactylaires (les images des empreintes digitales peuvent
être classées dans des grandes classes de forme : arc, boucle à droite ou à
gauche, volute) étaient utilisés pour gérer ces variations d’état civil.
Les traces papillaires ont vocation à être
identifiées par comparaison (une trace recueillie sur un objet et une empreinte
digitale recueillie lors d’une signalisation, en utilisant cette fois les
points caractéristiques des crêtes papillaires (arrêt de ligne, bifurcation,
îlot, anneau, etc.). En France, pour valider une identification, il est
nécessaire de mettre en évidence 12 points de comparaison (autrement appelés
points caractéristiques ou minuties) et aucun point de divergence entre la
trace de question et l’empreinte de comparaison.
